L’art de fabrication des tapis persans

Magnifique tapis dans entrée

Grâce à leur structure unique et leur splendeur, les tapis persans qui font partie intégrante de la culture et de l’art persan ont acquis une renommée mondiale. Devenus un véritable art, ils se caractérisent par un nœud asymétrique appelé nœud persan ou senneh, doté d’un dessin plus pointu. Le tissage peut durer des mois, voire des années.

Les étapes de fabrication d’un tapis persan

Les artisans qui conçoivent les tapis persans ont acquis les techniques de fabrication de génération en génération. Ils s’inspirent de la nature pour les réaliser, surtout dans la réalisation des dessins et des divers motifs.

La première étape de fabrication est la définition des matières premières utilisées pour le tissage. La laine, le coton et la soie constituent les principaux matériaux. La laine et la soie sont employées pour le velours du tapis.

La laine d’agneau est la plus demandée sur le marché grâce à sa grande qualité. Le coton est surtout utilisé pour la chaîne et la trame, en vue de rendre l’accessoire plus résistant et durable.

Les principaux fournisseurs de laine de qualité sont les tribus kurdes. Utilisée pour le velours, la soie rehausse la valeur du tapis. Les modèles anciens comportaient des fils d’or, d’argent ou de soie.

L’utilisation des colorants permet d’obtenir la personnalisation du tapis. Autrefois, les colorants employés étaient d’origine végétale, notamment de la racine de garance, des feuilles de vigne, de l’indigo, etc. Actuellement, ce sont les colorants synthétiques qui sont le plus utilisés. Seuls les nomades ont  encore recours à la teinture naturelle.

Certains maîtres-tapissiers engagent de véritables artistes pour réaliser les dessins, tandis que d’autres effectuent eux-mêmes les motifs.

En cas de distorsion, le tapis subit encore une humidification et est placé dans un cadre en bois pendant 1 à 2 jours, afin qu’il puisse retrouver sa forme originelle. Les travaux de finition sont affectés à ce que l’on appelle un finisseur.

Les caractéristiques des tapis persans

Il existe différents types de tapis, classifiés en fonction de leurs dimensions, dont : le Ghali (190 × 280 cm), le Dozar ou Sedjadeh (130 à 140 cm de largeur pour 200 à 210 cm de longueur), le Ghalitche qui est plus fin, le Kenareh (80 à 120 cm × 250 à 600 cm), le Kelleghi ou Kelley (150 à 200 × 300-600 cm), et enfin le Zaronim de 150 cm de long.

Le tapis persan est conçu suivant un plan appelé carton. Ce dernier définit le décor, les motifs et la composition à réaliser. Les motifs peuvent être des animaux d’inspiration géométrique ou des fleurs. Il est à noter que les modèles aux motifs de fleurs ont été réalisés à l’époque des Safavides.

Au niveau des coloris, la couleur vive fait la réputation de ce type de tapis dans le monde. En outre, la bordure principale, les bordures secondaires, le champ situé au milieu, les écoinçons et le médaillon central pouvant être polygonal, circulaire, ogival ou encore étoilé en font sa particularité.