Les différents métiers à utiliser pour tisser un tapis d’Orient

the Turkish woman knitting the silk carpet

À l’origine, les tapis d’Orient étaient fabriqués par des nomades, en tant que couverture pour se protéger du froid. Avec le temps, ils sont devenus de véritables objets de décoration intérieure. Le matériel et les techniques de tissage ont évolué avec le temps pour obtenir des tapis de haute qualité. Outre le raffinement de cet accessoire, il présente de nombreux avantages d’un point de vue pratique et écologique.

Un aperçu historique sur les tapis d’Orient

Ils datent de 500 ans avant J.C et sont confectionnés à partir d’une technique ancestrale transmise de génération en génération. Utilisés dans ses débuts pour se réchauffer face au froid hivernal, ils étaient offerts en cadeaux de mariage. Avec l’apparition de la religion islamique, ils sont désormais utilisés pour se pencher lors de la prière.

L’arrivée des tapis en Europe était liée aux cadeaux offerts par les souverains d’Orient aux ambassadeurs et autres personnalités politiques en visite dans la région. Depuis, ils sont devenus un produit commercial cher et très recherché.

En Orient, les principaux producteurs sont le Maroc, la Tunisie, le Turkménistan, le Caucase, l’Ouzbékistan, l’Afghanistan, le Pakistan, l’Inde, le Népal, le Tibet, Hong Kong, la Chine, la Roumanie, la Bulgarie, l’Albanie, la Turquie, l’Iran et l’Égypte. Ils concernent le Moyen-Orient et l’Extrême-Orient.

Les tapis d’Orient sont noués à la main et la laine de mouton constitue la principale matière première utilisée. Pour la coloration, les tisserands ont recours à des teintures animales, végétales ou chimiques.

Les types de métiers utilisés pour le tissage

Plusieurs types de métiers existent pour le tissage d’un tapis d’Orient, en l’occurrence le métier horizontal, le vertical fixe, le vertical de type Tabriz et le vertical à ensouples rotatives.

Par définition, un métier à tisser est un appareil manuel ou industriel employé pour la fabrication d’un tapis ou d’un tissu. Le métier horizontal est le plus ancien. Les fils de laine sont tendus de manière horizontale par deux barres de bois. Ils sont fixés avec deux pieux et sont liés aux extrémités et cloués au sol. Il n’y a plus que les nomades qui utilisent actuellement ce type de métier.

Le vertical fixe est aussi une technique traditionnelle qui consiste en la mise en place d’un cadre droit, surmonté de deux montants qui supportent les extrémités de deux barres rondes et parallèles ou ensouples. Les fils de laine sont installés entre ces dernières. Les tapis produits avec ce type de métier ne mesurent pas plus de 3 m. Ce sont les petits producteurs qui ont encore recours à cette méthode.

En ce qui concerne le métier vertical dénommé Tabriz, les fils de chaîne sont fixés de l’ensouple supérieure à la bobine inférieure pour revenir à l’ensouple supérieure. C’est la technique du métier vertical améliorée. Ce sont les producteurs iraniens qui l’utilisent. Les tapis fabriqués avec cette machine peuvent être assez longs.

Enfin, le métier à ensouples rotatives est le plus récent et moderne. Les fils de chaîne s’enroulent autour de l’ensouple supérieure. La bobine inférieure reçoit le tapis tissé. La longueur n’est pas limitée.

 




Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

3 × one =

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>